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1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 10:15
Retour sur... la seconde journée de sensibilisation des opérateurs/animateurs Natura 2000

Lors de l’élaboration de la déclinaison régionale du Plan national d’actions en faveur des odonates (PRA Odonates), il a été mis en avant des manques importants au niveau de la prise en compte des odonates d’intérêt communautaire au sein du dispositif Natura 2000 : absence d’inventaire odonatologique malgré la présence de zones humides (cours d’eau, étangs…), des inventaires partiels ou anciens, limités à la recherche des espèces déjà connues, l’absence de vision au-delà des sites Natura 2000 (notion d’isolement), l’absence d’informations sur le potentiel « habitats » des sites pour les espèces d’intérêt communautaire…

Afin d’y remédier plusieurs actions ont été mises en œuvre en région ces dernières années, parmi lesquelles la sensibilisation des opérateurs et animateurs des sites Natura 2000.

C’est ainsi, qu’une première intervention a eu lieu le 30 mai 2012, à Nogent-sur-Seine. Sous la houlette de l’Association Nature du Nogentais et du CPIE du Pays de Soulaines, le groupe a successivement visité le plus important site d’émergence de Cordulie à corps fin (Oxygastra curtisii) connu en région, en l’occurrence un bras de la Seine à Nogent-sur-Seine, puis deux stations de Leucorrhine à large queue (Leucorrhinia caudalis), espèce non prise en compte dans les DOCOB en raison de son inscription à l’annexe IV de la Directive Habitat, situées sur les communes du Mériot et de Barbuise. 12 personnes ont participé à cette rencontre.

La seconde journée de formation a été réalisée le 12 juin 2014. 15 personnes ont répondu à l’invitation du CPIE. Après une présentation en salle des 4 espèces d’intérêt communautaire, et protégées, connues en région (critères d’identification, répartition nationale et régionale, aspects de la biologie), une visite de sites favorables à la reproduction de chacune de ces espèces a été réalisée. Cela a débuté par la visite d’un ruisselet à Agrion de Mercure (Coenagrion mercuriale) sur la commune de Morvilliers sur lequel 3 mâles et une femelle ont rapidement été observés.

Puis le groupe s’est déplacé sur un étang piscicole d’Epothémont sur lequel se reproduit la Leucorrhine à large queue (Leucorrhinia caudalis). Malheureusement, malgré les deux observations des jours précédents, aucun individu n’a pu être observé. Mais l’objectif était avant tout de montrer les caractéristiques des sites de reproduction de cette espèce ainsi que des méthodes d’échantillonnage pour déceler sa présence.

La visite de la station de Leucorrhine à gros thorax (Leucorrhinia pectoralis) de Maizières-les-Brienne s’est révélée, quant à elle, plus fructueuse puisque une demi-douzaine d’imagos de cette espèce rarissime en région se sont laissés approcher par les naturalistes, presque devenus paparazi pour l’occasion. Cela a surtout été l’occasion aux participants de prendre conscience de la spécificité des habitats de reproduction de l’espèce.

La journée s’est poursuivie par la visite d’une ancienne gravière alluvionnaire de la Plaine de Brienne favorable à la Cordulie à corps fin (Oxygastra curtisii). Si les participants étaient initialement étonnés des recommandations avancées pour rechercher cette espèce sur ce type de milieu, ils ont pu très rapidement se rendre compte que l’espèce est réellement attachée, au stade de maturation et en période de chasse, aux zones buissonnantes qui jouxtent les gravières. Comme indiqué en salle, un imago a rapidement été observé sur le chemin bordant la gravière… pour le plus grand plaisir des photographes.

Enfin, le groupe s’est rendu sur les bords d’un fossé visiblement peu attractif en plein secteur agricole de Saint-Léger-sous-Brienne. L’occasion d’insister sur l’importance de la prise en compte de la structure des sites de reproduction pour la recherche de ces espèces protégées. Plutôt déçu de finir dans ce cadre, le groupe a finalement été surpris et particulièrement ravi d’y observer plusieurs dizaines d’imagos d’Agrion de Mercure (Coenagrion mercuriale).

Bref, une journée particulièrement réussie !

Vincent TERNOIS

CPIE du Pays de Soulaines

Retour sur... la seconde journée de sensibilisation des opérateurs/animateurs Natura 2000
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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 17:59
Week-end de découverte et de formation à la détermination des odonates des tourbières - 20-21 juin 2015

Dans le cadre de la mise en œuvre de la déclinaison régionale du Plan national d'actions en faveur des odonates (PRA Odonates), des formations sont proposées aux naturalistes de la région.

Alors que les précédentes sessions ont été plutôt dirigées sur la reconnaissance des exuvies, pour 2015, le ReNArd (Regroupement des naturalistes ardennais) a pris en charge l’organisation du séjour et a proposé d’axer cette 3ème formation vers les "Odonates des tourbières".

Le week-end odonatologique a eu lieu les 20 et 21 juin autour des communes de Thilay et de Monthermé, au sein du Parc naturel régional des Ardennes. En effet, ce secteur présente à la fois plusieurs sites intéressants pour les odonates et une capacité d’hébergement suffisante pour accueillir la quinzaine de participants à ce séjour.

Profitant des éclaircies et d’une météo qui s’est finalement avérée favorable après plusieurs jours maussades, le samedi a donc été consacré à la découverte des libellules de plusieurs tourbières et mares acides du plateau d’Hargnies. Ces espaces, classés en zone Natura 2000, accueillent une entomofaune caractéristique. Armés de jumelles, filets à papillons et guides de détermination, les stagiaires ont pu observer des espèces remarquables pour la Champagne-Ardenne comme Leucorrhinia dubia (Leucorrhine douteuse) et Sympetrum danae (Sympétrum noir). Mais pas seulement, cette sortie fut également l’occasion, pour certains, de découvrir Drosera rotundifolia (Drosera à feuilles rondes), une petit plante carnivore présente dans les endroits.

Les exuvies croisées ici et là ont été collectées en vue d’une détermination en salle l’après-midi. De retour au gîte, le groupe s’est donc mis au travail ; la collecte matinale étant complétée par des exuvies d’espèces communes, fournies par Marie Deligny (CPIE du Pays de Soulaines) et Guillaume Geneste (Naturalistes de Champagne-Ardenne).

Le dimanche a été marqué par le retour d’un temps automnale, avec vent pluie et brouillard. Il fut donc décidé de se rapatrier sur la rivière « la Semois », coulant à quelques kilomètres du gîte. La météo étant mauvaise, le but était alors de travailler sur les exuvies que l’on pouvait collecter sur les berges du cours d’eau. Las, le temps a continué à se dégrader, la pluie devant plus que soutenue.

Cette deuxième session fut donc écourtée afin de permettre aux participants de rentrer chez eux dans de bonnes conditions.

Au final, même si le climat ardennais a été capricieux, douze espèces ont été observées durant ce week-end.

Un grand merci aux participants (Guillaume, Anne-Sophie, Jérôme, Valentin, Nicolas, Anaïs, Marie, Guillaume, Sandrine, Alexandra, Benjamin, Claire, Pascal, Adeline...), au CPIE du Pays de Soulaines et aux Naturalistes de Champagne-Ardenne pour la co-animation et la mise à disposition de matériels... sans oublier les partenaires financiers du PRA Odonates (Région Champagne-Ardenne, Agence de l'Eau, DREAL Champagne-Ardenne et Union européenne) pour la prise en charge des coûts de cette formation.

Tony CARGNELUTTI

Regroupement des Naturalistes Ardennais

Week-end de découverte et de formation à la détermination des odonates des tourbières - 20-21 juin 2015
Week-end de découverte et de formation à la détermination des odonates des tourbières - 20-21 juin 2015
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23 décembre 2013 1 23 /12 /décembre /2013 10:11

Pendant 2 jours (les 29 et 30 juin), 18 naturalistes venus des 4 coins de la région se sont donné rendez-vous sur le canton de Soulaines à l’invitation du CPIE du Pays de Soulaines et de la Société française d’odonatologie. Pour la seconde année consécutive (une première formation avait été réalisée l’an dernier sur le Parc naturel régional de la Montagne de Reims - lien), les « Odonatologues en herbe » se sont formés à l’identification des libellules. Au menu de ce week-end : présentation générale sur les libellules, détermination des exuvies (dépouilles larvaires) en salle et, bien évidemment, détermination des adultes sur le terrain.

 

Avec plus d’une cinquantaine d’espèces identifiées sur ce secteur ces dernières années et la visite programmée de plusieurs sites particulièrement riches en libellules, ce stage de formation s’annonçait des plus alléchants mais, il a fallut, une nouvelle fois, composer avec les éléments climatiques. 

 

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Après une rapide introduction sur la biologie et l’écologie des libellules, les stagiaires ont pu s’exercer le samedi à l’identification des exuvies d’anisoptères sous la direction de Guillaume Geneste et Didier Druart. Grâce aux lots d’exuvies accumulées ces dernières années, pratiquement toutes les espèces connues en région ont pu passer dans les mains, désormais expertes, des stagiaires (bien aidés, il faut dire, par la qualité de la clef de détermination de Guillaume Doucet que nous tenons à remercier une nouvelle fois ici). Puis, profitant d’une légère accalmie, le groupe a rejoint l’étang de La Chaise, histoire de voir quelques libellules en vol. Agrion porte-coupe, Agrion jouvencelle et Sympétrum sanguin, la moisson est particulièrement maigre et désespérante pour des odonatologues avertis mais a tout de même permis aux débutants d’affronter les premiers pages de la clef de détermination de Wendler et Nüss.

 

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Avec le retour du soleil, la journée du dimanche a été consacrée à l’identification des imagos sur deux étangs du Soulainois. Malheureusement, suite à plusieurs jours/semaines de mauvais temps, les effectifs étaient particulièrement modestes... Grâce l’acharnement des « spécialistes » pour capturer un maximum d'espèces, les stagiaires ont pu se  heurter aux subtilités de la clef de détermination et de l’identification en main. Enfin, le week-end s’est terminé le long d’un fossé à Saint-Léger-sous-Brienne, site visuellement peu motivant pour un naturaliste mais qui abrite l’une des plus importantes stations d’Agrion de Mercure (espèce protégée). 

 

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Malgré les conditions météorologiques peu favorables, 21 espèces ont tout de même pu être observées et passées à la loupe par les stagiaires motivés : Caloptéryx éclatant, Caloptéryx vierge, Leste brun, Leste fiancé, Agrion élégant, Agrion jouvencelle, Agrion porte-coupe, Agrion de Mercure, Agrion à larges pattes, Naïade au corps vert, Naïade aux yeux rouges, Anax empereur, Cordulie bronzée, Gomphe gentil, Libellule écarlate, Libellule à quatre tâches, Libellule déprimée, Libellule fauve, Orthétrum à stylets blancs, Orthétrum réticulé, Sympétrum sanguin.

 

Cette formation est organisée dans le cadre de la Déclinaison régionale du Plan national d’actions en faveur des « Odonates », animée depuis 2011 par le CPIE et mis en œuvre avec ses partenaires associatifs régionaux : Association Nature du Nogentais, Ligue pour la protection des Oiseaux, Regroupement des Naturalistes Ardennais et avec le concours de l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques, le Conservatoire d’espaces naturels et les trois Parcs naturels régionaux (Forêt d’Orient, Montagne de Reims et des Ardennes). formE.JPG Les coûts de ce week-end ont été intégralement pris en charge grâce aux soutiens de l’Agence de l’Eau Seine-Normandie, de la Région Champagne-Ardenne, de la DREAL Champagne-Ardenne et de l’Union européenne (FEDER).

 

Un grand merci à Tony Cargnelutti, Elisabeth Cordi, Bertrane Fougère, Emmanuelle Fradin, Maxime Gernez, Gérald Hazouard, Pierre Laur-Fournier, Edouard Lhomer, Catherine Mann, Olivier Matton, Pierre Miguet, Olivier Paris, Christophe Rivier, Sandrine Rollet, Guillaume Saingery, Delphine Semin et Alain Villetorte pour leur participation, ainsi qu’à Marie Deligny, pour l’aide apportée à l’organisation du week-end.

Un remerciement tout particulier est adressé à Guillaume Geneste et Didier Druart, co-animateurs de cette formation, sans qui ce second week-end odonatologique n’aurait pas pu être réalisé.

 

Vincent TERNOIS
Société française d'Odonatologie (Champagne-Ardenne)
Coordinateur de la Déclinaison régionale du PNA Odonates
/c CPIE du Pays de Soulaines

 

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19 août 2012 7 19 /08 /août /2012 18:42

En continuité de la journée de sensibilisation odonatologique réalisée l’an dernier à Nogent-sur-Seine, nous avons décidé d’organiser un week-end de formation sur le territoire du Parc Naturel Régional de la Forêt Montagne de Reims. En effet, au cours de cette journée au demeurant très sympathique, nous avions remarqué que les débutants manquaient le plus souvent  de méthode (utilisation des guides au lieu des clefs de détermination) et de repères (quels critères regarder ?) pour identifier le plus correctement possible les espèces, ce qui pouvait être un frein à une bonne approche des libellules, engendrer un désintérêt de ce taxon pourtant très attachant et conduire à des erreurs de détermination problématiques.

14 naturalistes, venus des 4 coins de la région, se sont donc réunis les 07 et 08 juillet au Domaine de Commétreuil à l’invitation de la Société française d’Odonatologie et du CPIE du Pays de Soulaines, structure coordinatrice de la Déclinaison régionale du Plan national d’actions en faveur des Odonates pour la Champagne-Ardenne.

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Le groupe en pleine séance de détermination sur les étangs de Courville


Après une petite matinée de mise en route sur l’étang du Domaine, permettant aux débutants de se familiariser avec la capture des libellules et avec l’incontournable clef de « Wendler et Nuss », le petit groupe s’est déplacé sur les somptueux étangs de Courville. Bien que la météo ait été à l’image de la saison odonatologique 2012 (c’est-à-dire pluvieuse !), les quelques éclaircies nous ont tout de même permis d’observer 15 espèces différentes, diversité suffisante pour bien comprendre les caractéristiques de chacune des familles et de s’exercer avec la clef ... et pour certains, apprendre à manier avec plus de dextérité les filets à papillons.

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Bob ou casquette, a chacun son style !

 

Après un repas bien mérité, les odonatologues en herbe se sont essayés en soirée à la détermination des exuvies dans la salle de réunion du Domaine, transformée pour l’occasion en laboratoire odonatologique. Armés de loupes binoculaires, de l’indispensable clef de détermination de G. Doucet, les « stagiaires » se sont appliqués à identifier les unes après les autres les très nombreuses exuvies  mises à leur disposition (la plupart des espèces de la région ont pu être présentées). Et comme nos « débutants » y ont pris goût (aussi parce qu’il pleuvait le dimanche matin), la détermination des exuvies s’est poursuivie sur la matinée suivante.

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Séance de détermination des exuvies, sous l'oeil avisé de Guillaume (en haut) et de Didier (en bas)

 


Malgré un ciel peu motivant pour un odonatologue averti, nos "débutants", bien décidés à braver les éléments extérieurs,  nous ont incité à retourner sur le terrain en début d’après-midi. Cette fois, le groupe s’est déplacé vers le Marais du Chenay. Bien leur en a pris puisque 3 nouvelles espèces ont pu y être contactées avec la collecte de deux exuvies de la protégée Cordulie à corps fin (O.curtisii), l’observation du rarissime Agrion délicat (C.tenellum) ou encore de l’élégante Naïade aux yeux bleus (E.lindenii). Comme quoi, la persévérance récompense souvent les plus audacieux.

Au final, 22 espèces de libellules ont donc été observées sur ces deux jours : Caloptéryx vierge (C.virgo), Leste vert (C.viridis), Leste brun (S.fusca), Agrion jouvencelle (C.puella), Agrion porte-coupe (E.cyathigerum), Agrion élégant (I.elegans), Agrion délicat (C.tenellum), Agrion à longs cercoïdes (E.lindenii), Naïade au corps vert (E.viridulum), Agrion à larges pattes (P.pennipes), Anax empereur (A.imperator), Anax napolitain (A.parthenope), Aeschne bleue (A.cyanea), Cordulie bronzée (C.aenea), Cordulie à corps fin (O.curtisii), Gomphe gentil (G.pulchellus), Libellule déprimée (L.depressa), Libellule fauve (L.fulva), Libellule écarlate (C.erythraea), Orthétrum réticulé (O.cancellatum), Sympétrum sanguin (S.sanguineum) et  Sympétrum à côtés striés (S.striolatum).

Reims11Macromia splendens ? Oups, ce n'est pas encore gagné !!!


Le succès de ce premier week-end de formation odonatologique nous motive déjà à reconduire la formule dès 2013, d'autant plus que plusieurs naturalistes intéressés n'ont pas pu nous rejoindre cette année.

Un grand merci à Axelle Larcher, Maïdie Leclerc, Marie Thiberville, Clément Henniaux, Valentin Henniaux, Edouard Lhomer, Olivier Paris, Stéphane Pingeot, Anthony Prinet, Guillaume Widiez pour leur participation, ainsi qu’à Olivier Ponsard, notre guide pour ces deux journées. Un remerciement tout particulier est adressé à Guillaume Geneste et Didier Druart, co-animateurs de cette formation, sans qui ce premier week-end odonatologique n’aurait pas pu être réalisé.

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Les stagiaires 2012 devant le somptueux château du Domaine de Commétreuil
(manque notre Guillaume W. qui s'est "planqué" derrière l'appareil-photo)


Nous tenons également à remercier la Région Champagne-Ardenne, l’Agence de l’eau Seine-Normandie, la DREAL Champagne-Ardenne et l’Union européenne (FEDER), partenaires de la Déclinaison régionale, pour leurs soutiens financiers.

Quelques photos du séjour...

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Reims14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Ailes avec au moins 10 nervures transverses anténodales entre la base et le Nod. M2 onduleuse..." Pfffffffff, quelle galère !!!

 

 

 

 

Vincent TERNOIS
Sfo Champagne-Ardenne
&
CPIE du Pays de Soulaines

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31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 15:17

Dans le cadre de la mise en œuvre de la Déclinaison régionale du Plan national d’actions en faveur des Odonates, une journée de sensibilisation des opérateurs Natura 2000 a été proposée le 30 mai dernier. L’objectif de cette rencontre était de familiariser les opérateurs/animateurs Natura 2000, mais aussi les services de l’état, avec deux des quatre espèces d’intérêt communautaire présentes en Champagne-Ardenne, à savoir la Cordulie à corps fin et la Leucorrhine à large queue.

Sous la houlette de Guillaume GENESTE (Association Nature du Nogentais) et de Vincent TERNOIS (CPIE du Pays de Soulaines), le groupe à successivement visité le plus important site d’émergence de Cordulie à corps fin connu en région, en l’occurrence un bras de la Seine à Nogent-sur-Seine puis deux stations de Leuccorhines à large queue situées sur les communes du Mériot et de Barbuise.
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Les conditions météorologiques (temps orageux) et hydrométriques (vallée inondée) n’étaient pas favorables à l’observation de nombreux spécimens mais les deux espèces visées ont été observées (1 exuvie et 1 immature d’O.curtisii ; une dizaine de L.caudalis) permettant aux participants d’appréhender les milieux et les techniques d’échantillonnage (périodes, collecte exuvies ou recherche des imagos) de ces espèces dont l’état des connaissances régionales a fortement évolué au cours de ces dernières années.

Un grand merci aux participants : Patrick COLLAVINI (ONEMA), Hélène COLLET (PnrFO), Florent DALVERNY (DDT 51), Guillaume GENESTE (ANN), Blandine GUILLEMOT (ONCFS), Maïdie LECLERC (ANN), Olivier MATTON (ONCFS), Thierry MIGOUT (ONCFS), Anthony PRINET (CPIE), Yves SECHURE (ONEMA) et Anne VILLAUME (PnrFO).

Vincent TERNOIS

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5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 16:03

Le 12 juillet 2011, le cinquième rassemblement "journée odonates de la DiR de Metz de l'ONEMA" s'est déroulé dans le département de l'Aube, dans le secteur de Bar-sur-Aube.

14 agents de l’ONEMA ont participé à cette journée, accompagnés de 4 personnes provenant d’organismes liés à la qualité des eaux et à la protection de l’environnement : Sébastien ADIN (SD08), Patrick COLLAVINI, Yves SECHURE et Nicolas PESENTI (SD10), Jean-Pierre RAULIN, Jean-Luc LAMBERT et Cédric MASSON (SD51), Didier DRUART (SD52), François MAIMBOURG et Livier SCHWEYER (SD57), Thierry BUZZI (SD55), Jean-Claude LUMET, Emmanuel PEREZ, Claudia ETCHECOPAR-ETCHART (DiR de Metz), Muriel ROBIN (DREAL Champagne-Ardenne), Lucile DELACOUR (SMAVAS) et Vincent TERNOIS (Société française d’odonatologie et CPIE du Pays de Soulaines).

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Les journées d’information Onema : des moments d’échange et de partage pour l’étude et la conservation des libellules (photo V. Ternois)


Cette année, le sujet de la journée porte sur deux anisoptères inféodés aux cours d’eau et particulièrement rares dans le nord-est de la France : l’Aeschne paisible Boyeria irene (Foncolombe, 1838) et le Gomphe serpentin Ophiogomphus cecilia (Fourcroy, 1785). En effet, la consultation en DREAL des listes taxonomiques issues des études IBGN réalisées entre 1988 et 2010, a révélé plusieurs citations de ces deux taxons en Champagne-Ardenne, notamment sur deux sites de prélèvements situés sur la rivière Aube à proximité de Bar-sur-Aube. Si, pour la première espèce, la présence en région ainsi que son indigénat ont été récemment démontrés, il n’en va pas de même pour la seconde qui n’a jamais fait l’objet d’observation.

 

Prospections et résultats

Premier site : Rivière Aube. Commune de Longchamp-sur-Aujon, hameau d’Outre-Aube au pont de la D12, code station IBGN : 03015000. Temps de prospection : 1h30 (10h30-12h00).

Avant de démarrer les prospections, des exemplaires mis en collection d’exuvies des deux espèces recherchées sont présentés aux participants car les investigations porteront principalement sur les dépouilles larvaires de ces deux taxons. Il est toutefois précisé aux prospecteurs de récolter toutes les exuvies d’anisoptères rencontrées afin d’améliorer les connaissances odonatologiques sur ce secteur de la rivière Aube.

Quatre groupes se constituent afin de prospecter, depuis le cours d’eau, les berges des deux rives en amont et en aval du pont de la D12. Chaque groupe inspecte ainsi minutieusement environ 150 mètres de rive. Les exuvies sont donc recueillies sur un linéaire de 600 mètres de rives au total. Le temps, couvert et incertain, est peu propice au vol des imagos et seuls quelques anisoptères sont capturés pendant les recherches, dont notamment une femelle ténérale de B. irene (forme brachycerca) avec une aile atrophiée (voir photo), deux mâles de Cordulegaster boltonii, une femelle émergente d’Onychogomphus forcipatus, une dizaine de Calopteryx virgo, au moins 30 Calopteryx splendens, et une quinzaine dePlatycnemmis pennipes. 70 exuvies d’anisoptères et 8 de zygoptères sont collectées et concernent les espèces suivantes :

Espèce

Quantité

Nombre de mâles

Nombre de femelles

Forme des femelles de B. irene

Boyeria irene

30

18

12

11 brachycerca et 1 typica

Onychogomphus forcipatus

33

 

 

 

Gomphus vulgatissimus

1

 

 

 

Cordulegaster boltonii

6

 

 

 

Calopteryx splendens

7

 

 

 

Platycnemmis pennipes

1

 

 

 

Tableau 1 : Nombre d’exuvies récoltées par espèce sur l’Aube à Longchamp-sur-Aujon

On constate que B. irene est bien implanté sur le site avec en moyenne une exuvie tous les 20 mètres de rive. C’est à ce jour la section de cours d’eau où le plus grand nombre d’exuvies de l’espèce a été collecté en Champagne-Ardenne. Le sexe ratio est à l’avantage des mâles mais on remarque surtout que, chez les femelles, la forme typica est très minoritaire avec une seule femelle de ce type contre 11 de la forme brachycerca. La forme typica semble donc peu représentée dans notre région. Ce constat corrobore les observations réalisées les années précédentes (LAMBERT et TERNOIS, à paraître).

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Femelle de Boyeria irene photographiée à Outre-Aube (photo M. Robin) 


Aucun O. cecilia n’est contacté sur le site malgré les potentialités d’accueil non négligeables. Par contre, parmi les exuvies d’O. forcipatus, on remarque que plusieurs spécimens sont de grande taille (27 mm) et présentent des épines dorsales particulièrement développées et bien « décollées » des parties intersegmentaires. Au premier coup d’œil, on peut avoir facilement l’impression d’être en présence d’une exuvie d’O. cecilia ! De plus, en examinant ces exuvies, on s’aperçoit que le segment 10 est parfois en partie rétracté dans le segment 9, donnant ainsi l’impression que sa longueur est bien inférieure au précédent. Ce dernier critère est pourtant le seul donné pour discriminer les deux genres dans la clé de détermination proposée dans l’ouvrage de Tachet et al., jusqu’à son édition de 2006. Seule la lecture des diagnoses apporte quelques précisions importantes, notamment sur les rapports de longueurs des derniers segments abdominaux. Cette imperfection dans la clé est-elle à l’origine de confusions et des données énigmatiques d’Ophiogomphus dans les listings de macrofaune benthique des IBGN de la DREAL Champagne-Ardenne ? On peut aisément le supposer…

La nouvelle édition de cet ouvrage, datée de 2010, s’affranchit enfin de ce moyen de distinguer Onychogomphus d’Ophiogomphus en fournissant dans la clé un nouveau critère, plus précis et moins sujet à variations, basé sur l’étude des lobes latéraux du front. Cet examen de la forme de ces lobes latéraux était déjà utilisé pour séparer les deux genres par HEIDEMANN et SEIDENBUSCH en 2002, puis a été repris par DOUCET en 2010.
  onema(3)

La collecte des exuvies : une méthode encore peu développée pourtant indispensable pour l’étude des odonates (photo V. Ternois) 

Deuxième site : Rivière Aube. Commune de Dolancourt, lieu-dit La Noue au pont de la N19, code station IBGN : 03017000. Temps de prospection : 1h30 (14h30-16h00).

Quatre groupes se forment à nouveau afin de prospecter 600 mètres de rives (4 x 150 m) en suivant les mêmes consignes que le matin. Les conditions météo sont toutefois légèrement différentes car la pluie vient quelque peu perturber les investigations et limiter l’observation d’imagos. 4 espèces seulement sont donc observées au stade imaginal : 2 femelles émergentes d’O. forcipatus, une vingtaine de C. splendens, une femelle et un mâle de C. virgo, ainsi qu’une vingtaine de P. pennipes. Toutefois, 415 exuvies d’anisoptères sont récoltées récoltées, ainsi que 6 exuvies de zygoptères :

Espèce

Quantité

Onychogomphus forcipatus

410

Gomphus vulgatissimus

5

Calopteryx splendens

4

Platycnemmis pennipes

2

Tableau 2 : Nombre d’exuvies récoltées par espèce sur l’Aube à Dolancourt

Les conditions atmosphériques peu propices à l’observation des imagos n’ont cependant que très peu affecté la collecte des exuvies qui permet, d’emblée, d’apprécier l’importance des émergences d’O. forcipatus sur ce site à cette période de l’année. Aucune dépouille larvaire de B. irene ou d’O. cecilia n’est trouvée, confirmant la faible capacité d’accueil de ce tronçon de l’Aube pour ces deux espèces, estimée dès notre arrivée par le constat de l’indigence de leurs habitats de prédilection (peu de sables et de cailloux, faible représentation des racinaires immergés, ces derniers peu développés) et de leur dégradation (colmatage).

Conclusion

Cette journée consacrée aux odonates est l’occasion de présenter aux participants les principaux objectifs de la Déclinaison régional du Plan national d’actions en faveur des Odonates, ainsi que les problématiques liées à deux espèces prioritaires en région, B. irene et O. cecilia : autochtonie, répartition, potentialités d’accueil et diagnostic de la qualité de leurs habitats sur les cours d’eau de la région, enjeux de conservation… C’est aussi l’opportunité de mener une recherche efficace d’indices de présence (habitats, observation d’imagos…) et, surtout, de preuves de reproduction par la collecte systématique d’exuvies sur deux des stations IBGN de la région où ces taxons patrimoniaux apparaissent sur les listings faunistiques. Il est intéressant de constater que seul B. irene est trouvé, en nombre, sur le premier site alors qu’il ne fait l’objet ici que d’une seule mention sur les listings IBGN. A contrario, O. cecilia n’est identifié sur aucun de ces deux sites alors que ce genre apparaît sur trois années consécutives dans les études IBGN du premier site et une fois sur le deuxième…

L’explication de ce phénomène est cependant certainement assez simple. En effet, des larves d’O. forcipatus, espèce largement présente sur ces deux sites, peuvent souvent être déterminées comme appartenant au genre Ophiogomphus par les déterminateurs s’appuyant sur le critère de la clé proposé dans les éditions de 2006 (et antérieures) de l’ouvrage de Tachet et al. La réédition de ce livre en octobre 2010 propose enfin un critère discriminant beaucoup plus sûr entre les deux genres. Gageons qu’à l’avenir, les erreurs de détermination entre ces deux taxons deviendront anecdotiques. En ce qui concerne l’identification du genre Boyeria, le critère utilisé dans ce même ouvrage reste inchangé par rapport aux différentes éditions et prête donc toujours à confusion, favorisant l’identification du genre Boyeria par rapport aux autres genres d’Aeschnidés. Cependant, le problème est ici légèrement différent. En effet, des études récentes menées en Champagne-Ardenne montrent que B. irene est bien représenté dans la région, notamment dans la moitié sud. Chez les Aeschnidés, c’est l’espèce typique des cours d’eau, les autres genres de cette famille occupant ce milieu de manière bien plus marginale.

onema(4)Les participants à la 5ème journée annuelle consacrée aux odonates de la DiR de Metz de l’ONEMA
(photo J.-C. Lumet)

Jean-Luc LAMBERT (ONEMA - SD. 51)
Vincent TERNOIS (SFO Ch-Ardenne / CPIE du Pays de Soulaines)

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 14:48

Le 9 juillet, l’Association Nature du Nogentais et la SFO organisaient une formation sur les Odonates dont l’objectif principal était de faciliter l’accès à l’étude des Odonates.

Dix participants provenant de toute la région se sont retrouvés à Nogent sur Seine, dans les locaux de l’ANN, pour une présentation introductive sur le monde des Libellules. Au programme : anatomie, morphologie, écologie, enjeux de protection, et bien sur approche sur la détermination des imagos (adultes).

A midi, Alain, Anne, Johanne, Bertranne, Catherine, Frédéric, Guillaume, Hervé, Jean-Louis et Olivier, accompagnés de leurs deux serviteurs, cassent la croute à proximité du plan du Monteuil, qui nous servira de terrain de chasse l’après-midi afin de mettre en pratique les premiers acquis. Le « Monteuil » est une ancienne gravière entourée de milieux herbeux, de mares et de noues.

Groupe formation Le groupe (photo C. Steffen)


Malgré un temps maussade, les premiers individus sont rapidement capturés et identifiés ; ils  appartiennent aux espèces communes et abondantes que sont Platycnemis pennipes, Ishnura elegans, Coenagrion puella et Enallagma cyathygerum.

Rapidement, plusieurs Erythromma (Cercion) lindenii sont capturés, puis les premiers Anax imperator et parthenope sont observés patrouillant sur les rives du plan d’eau, en compagnie de Calopteryx splendens, Sympetrum striolatum, Orthetrum cancellatum, Crocothemys erythrea, Erythromma viridulum et Ceriagrion tenellum.

DSC 2006 Ceriagrion tenellumC. tenellum, espèce inscrite sur la Liste rouge des insectes menacés de Champagne-Ardenne (photo J.-L. Régnier)

O curtisii DSC 0030

 

Les plus téméraires des formés recherchent des exuvies dans la végétation rivulaire, qui seront identifiées plus tard en salle, en se basant sur la clef des Odonates de France de G. DOUCET.

La démarche d’identification des exuvies est abordé pas à pas grâce à du matériel de collection, puis les exuvies récoltées sont identifiées : elles correspondent à certaines espèces observées sur le terrain, mais nous permettent de noter 2 nouvelles espèces : Gomphus pulchellus et Orthetrum albistylum.


  Exuvie d’Oxygastra curtisii (photo G. Geneste)

 

Guillaume GENESTE
(Association Nature du Nogentais)
Vincent TERNOIS (SFO Ch-Ardenne / CPIE du Pays de Soulaines)

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